Le virement Interac est le mode de paiement préféré des Canadiens pour se transférer de l'argent — et pourtant, la plupart des logiciels de facturation le traitent comme un citoyen de seconde classe. Pourquoi? Parce que ces plateformes vivent des frais de carte de crédit : chaque paiement par carte leur rapporte un pourcentage, alors qu'un virement Interac ne leur rapporte rien. Pour vous, c'est exactement l'inverse : Interac est le mode d'encaissement le plus économique qui soit. Voici comment l'offrir professionnellement à vos clients.
L'essentiel en 30 secondes : recevoir un virement Interac coûte entre 0 $ et environ 1,50 $ selon votre forfait bancaire, contre environ 2,9 % + 0,30 $ pour une carte de crédit. Sur une facture de 2 000 $, c'est près de 60 $ d'écart — par facture. Le secret d'un encaissement Interac sans friction : le dépôt automatique, et une facture qui donne au client toutes les informations pour payer en un clic.
Le vrai coût de chaque mode de paiement
Comparons ce que chaque encaissement vous coûte réellement, sur une facture type :
Attention à la nuance : la carte de crédit garde sa place. Certains clients la préfèrent, elle paie instantanément, et pour les clients hors Canada c'est souvent la seule option (voir notre guide accepter la carte sans terminal). La bonne stratégie n'est pas « Interac ou carte », c'est offrir les deux et laisser le client choisir — en sachant que chaque virement Interac vous fait économiser des frais.
Étape 1 : préparez votre compte à recevoir
Activez le dépôt automatique
C'est LE réglage qui change tout. Dans votre banque en ligne, associez le dépôt automatique au courriel de votre entreprise : chaque virement reçu se dépose directement dans votre compte, sans question de sécurité ni intervention de votre part. Trois bénéfices :
- Plus de question/réponse à convenir avec chaque client (et plus de réponse oubliée qui bloque un paiement pendant des jours).
- Sécurité accrue : le virement ne peut pas être intercepté, il tombe dans votre compte.
- Professionnalisme : le client paie en 30 secondes, c'est réglé.
Utilisez un courriel d'entreprise dédié
Recevez vos virements sur une adresse professionnelle (ex. comptabilite@votredomaine.ca) plutôt que sur un courriel personnel : c'est plus crédible sur une facture, et ça simplifie la séparation entreprise/personnel que votre comptable vous réclame déjà.
Étape 2 : demandez le virement de façon professionnelle
Le piège classique du travailleur autonome : le courriel improvisé — « tu peux m'envoyer un Interac à mon adresse? ». Résultat : montants arrondis à l'estime, aucune référence de facture, et une conciliation comptable pénible en fin d'année. La méthode professionnelle tient en trois éléments, directement sur la facture :
- Le courriel de virement exact de votre entreprise;
- Le montant précis, taxes incluses (1 149,75 $, pas « environ 1 150 $ »);
- Une référence — le numéro de facture — à inscrire dans le message du virement.
C'est exactement ce que fait mafacture : chaque facture peut inclure un lien « Payer par virement Interac » qui présente au client le courriel, le montant exact et la référence — chacun copiable en un clic — puis le guide, étape par étape, vers le site de sa banque (Desjardins, RBC, TD, BMO, Banque Nationale, Scotia, CIBC…). Le maximum de simplicité possible, sachant qu'aucune banque ne permet de pré-remplir un virement depuis un lien externe — une limite de sécurité bancaire, pas du logiciel.
Étape 3 : faites le suivi des encaissements
Le talon d'Achille d'Interac en entreprise, c'est le suivi : l'argent arrive dans le compte, mais quelle facture vient-il payer? Sans système, on se retrouve à jouer au détective dans ses relevés bancaires. La solution :
- Exigez la référence de facture dans le message du virement (votre facture la fournit déjà);
- Marquez la facture payée par Interac dans votre logiciel dès la réception, avec la date réelle du paiement;
- Fiez-vous à vos rapports d'encaissement pour la conciliation : dans mafacture, la liste des paiements indique le mode (Interac, carte, comptant, chèque…) et la date de chaque encaissement — votre comptable vous dira merci.
Pourquoi si peu de logiciels mettent Interac de l'avant
Revenons au modèle d'affaires, parce qu'il explique tout. Les plateformes « gratuites » de facturation et de point de vente se financent par les frais de traitement des cartes : leur intérêt est que 100 % de vos encaissements passent par la carte. Un virement Interac, qui va de la banque du client à la vôtre sans intermédiaire, ne leur rapporte rien — alors il reste en marge de leur produit.
mafacture fonctionne par abonnement : nous ne prenons pas de pourcentage caché sur vos encaissements Interac. Notre intérêt est aligné sur le vôtre — que vous soyez payé vite, au moindre coût. C'est pourquoi le virement Interac y est un mode d'encaissement de premier plan, avec sa page de paiement guidée, au même titre que la carte.
Questions fréquentes
mafacture, le logiciel de facturation simple fait au Québec : virement Interac sans frais, carte en ligne, TPS et TVQ automatiques — sans terminal ni équipement.
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